Il n’en restera qu’une. Avec la restitution des deux dernières emprises militaires françaises au Sénégal, ce jeudi 17 juillet, l’ancienne puissance coloniale ne dispose plus que d’une seule base en Afrique, à Djibouti. La cérémonie de restitution s’est tenue jeudi à Dakar au camp de Geille avec la remise symbolique des clefs du camp au chef d’état-major des armées sénégalaises.
Le départ du personnel militaire français du Sénégal marque la conclusion d’un vaste mouvement de désengagement français en Afrique de l’Ouest. En effet, depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente, parfois d’un commun accord, mais également à la suite de décisions unilatérales des pays accueillant des contingents français. Un cas de figure valable pour le Niger, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso qui, dans des contextes politiques instables, ont tous décidé de mettre un terme à la présence française sur leur sol. Le retrait a été plus consensuel en Côte d’Ivoire et au Gabon où les bases françaises se sont transformées en « camp partagé » axé sur la formation et permettent toujours d’accueillir des troupes françaises. Si la France disposait d’un bataillon comptant environ un millier d’hommes en Côte d’Ivoire, la présence française au Sénégal était plus réduite et les 350 militaires présents sur place assuraient essentiellement des missions de formation. Un retrait éminemment symbolique donc…
Auteur: Henri Clavier

