Malgré un contexte budgétaire difficile, les crédits de la mission défense adoptés par le Sénat ce samedi, ont été sanctuarisés. Ils ont, en réalité, progressé de 3,3 milliards d’euros conformément à la trajectoire de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, portant le budget à 50,5 milliards pour la Défense en 2025.
De quoi satisfaire la Haute assemblée qui avait adopté la loi de programmation à l’été 2023. Pourtant, le rapporteur LR pour la commission des finances, Dominique de Legge ne s’est pas privé de pointer des failles dans la gestion de ces crédits et le manque d’information du Parlement. « Le report de charge passerait de 3,9 milliards en 2022 à près de 7 milliards fin 2024 […] Concrètement, depuis 2023, le ministère reporte à plus tard une part croissante des paiements […] Il achète plus qu’il ne peut payer […] C’est 0,5 point de PIB et une dette qui vient s’ajouter à la dette officielle », a-t-il reproché.
Le rapporteur a également indiqué n’avoir obtenu que vendredi, « un chiffrage des surcoûts supportés par les armées de l’année 2024, dus à la situation en Nouvelle-Calédonie, au déploiement sur le front oriental de l’OTAN en Europe, au JO et en Ukraine. C’est un peu tardif ». Selon les chiffrages de la commission, ce sont 500 millions supplémentaires qui s’ajoutent aux 6,8 milliards de reports de charges de 2024.
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu a estimé…
Auteur: Simon Barbarit

