« La légitimité tiendra du Parlement et des parlementaires », avance François-Noël Buffet devant les sénateurs, ce mardi 21 juillet. A l’issue de son audition, la nomination de l’ancien ministre a été confirmée par les députés et les sénateurs à 43 voix pour et 39 contre. Pour s’opposer à la nomination du Défenseur des droits, les parlementaires des commissions saisies, en l’occurrence la commission des lois, doivent s’opposer aux 3/5e.
Avocat de formation et président de la commission des lois du Sénat entre 2020 et 2024, les anciens collègues de François-Noël Buffet n’ont pas manqué de le chahuter. A l’exception des sénateurs issus de LR. Un climat de défiance entourait la nomination de l’ancien ministre alors qu’un collectif d’associations dénonçait le choix de ce sénateur qui s’est opposé au mariage pour tous en 2013, son soutien au projet de loi immigration de 2024 et son abstention lors du vote sur la constitutionnalisation de l’IVG.
« C’est précisément parce que cette institution est un contre-pouvoir que votre nomination suscite autant d’inquiétudes »
Inlassablement, la question de l’objectivité et de l’impartialité est revenue tout au long des échanges. La sénatrice Sophie Briante Guillemont (RDSE) s’est interrogée sur le sujet constatant que Bruno Retailleau, ancien président du groupe LR au Sénat, n’avait pas manqué de contester l’impartialité du Conseil constitutionnel sur la…
Auteur: Henri Clavier

