Outre le soutien financier, politique et militaire à l’Ukraine, les États-Unis et leurs alliés apportent à Kiev un soutien logistique pour faire face à une éventuelle attaque russe contre les États baltes, la Pologne et d’autres pays. Ce plan comprend la création d’un Schengen militaire permettant de transporter rapidement des armes, des munitions et 300 000 combattants à partir des ports des Pays-Bas, de l’Italie, de la Grèce et de la Norvège afin de contrer une telle attaque. Sous la houlette de l’Allemagne, ce plan permet aux États-Unis de se concentrer sur leur stratégie de pivot vers l’Asie, initiée par Barack Obama en 2011, temporairement abandonnée et reprise par Donald Trump.
Le pivot vers l’Asie s’accompagne d’accords avec les Philippines et le Japon pour contrôler l’accès à la mer de Chine et, par conséquent, le commerce chinois avec le reste du monde. Ces accords comprennent le Quad (Dialogue quadrilatéral pour la sécurité : Australie, Inde, Japon et États-Unis) et l’AUKUS (Australie, Royaume-Uni et États-Unis). La Corée du Sud devrait rejoindre la Quadrilatérale, mais la participation de l’Inde est incertaine.
Face à ces menaces, la Russie et la Chine réagissent. Moscou, qui n’a ni les moyens ni l’envie d’attaquer l’Europe, consolide ses relations avec ses alliés, comme en témoignent les voyages de Vladimir Poutine au Kazakhstan, en Corée du Nord et au Vietnam, ainsi que la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi à Moscou.
La Chine, quant à elle, s’appuie sur l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pour contrer la menace étasunienne et cherche à faire de la mer de Chine méridionale une « mare nostrum », comme les États-Unis le font avec le golfe du Mexique.
L’OCS compte dix membres et quatorze partenaires de dialogue, dont l’Arabie saoudite. Son dernier sommet s’est tenu à Astana (Kazakhstan) les 3 et 4 juillet, réunissant la Chine, la Russie,…
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