Dégradation de près de 25 % des terres en Afrique : en voici les causes et les solutions

La dégradation des terres est un problème majeur sur le continent africain. L’un de ses principaux facteurs est l’invasion biologique. Il s’agit de l’arrivée d’espèces invasives (espèces qui ne se trouvent pas naturellement dans la région) qui se reproduisent en grand nombre et se dispersent sur de longues distances. Mlungele Nsikani, spécialiste de la restauration des terres et scientifique de l’environnement, explique comment la restauration écologique est un excellent moyen d’inverser la dégradation des terres.

Quels sont les facteurs de la dégradation des terres sur le continent ?

L’Afrique est l’un des continents les plus touchés par la dégradation des terres. Environ 23 % de sa superficie, soit plus de 700 millions d’hectares de terres, sont déjà dégradées. Trois autres millions d’hectares continuent de se dégrader chaque année.

Les terres dégradées ont perdu une partie de leur productivité naturelle en raison des activités humaines. On estime que jusqu’à 40 % des terres de la planète sont dégradées.

Les “cinq” grands » moteurs de la dégradation des terres au niveau mondial et en Afrique sont :

  • les invasions biologiques, où les espèces végétales se propagent en dehors de leur zone d’origine et perturbent les services écosystémiques.

    • les événements liés au changement climatique, tels que les sécheresses intenses et les incendies graves.
    • les activités extractives, telles que l’exploitation minière et la surexploitation des ressources.
  • la transformation ou la fragmentation de l’habitat, y compris la déforestation et les mauvaises pratiques agricoles

  • les polluants tels que le dioxyde de soufre et l’eutrophisation, où les algues et d’autres plantes prennent le dessus sur la vie végétale.

Les facteurs qui ont aggravé la situation en Afrique sont les suivants : les exigences du développement, la forte dépendance des ménages à l’égard des ressources naturelles (comme l’utilisation du bois de…

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Auteur: Mlungele M. Nsikani, Senior scientist, South African National Biodiversity Institute

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