Dans un article publié le 2 mai dernier, le média Métropolitain rapporte des propos attribués au Montpellier, Michaël Delafosse : il aurait affirmé que des narcotrafiquants avaient « mis un contrat sur la tête ». Le procureur de la République a démenti ces dires, et a ouvert une enquête préliminaire pour diffusion de fausses nouvelles
À Montpellier, la “ville apaisée” ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée… dont le seul habitant terrorisé serait son propre maire. L’information vient de l’inénarrable fait-diversier Montpelliérain Jean-Marc Aubert, (connu entre autre pour ses propos racistes), sévissant au média Métropolitain : le 2 mai dernier, il rapportait des propos qui auraient été tenus par l’édile montpelliérain le 30 avril dernier lors du débat sur la sécurité du Cercle Mozart (groupe très select regroupant la bourgeoisie locale) à la clinique Saint-Jean, à Saint-Jean-de-Védas, en présence du préfet de l’Hérault et du directeur interdépartemental de la police nationale -DIPN. Selon l’article, Michaël Delafosse y aurait assuré que des narcotrafiquants auraient “mis un contrat sur sa tête”.
Une information démentie le lendemain par Fabrice Bélargent, procureur de la République de Montpellier, dans les colonnes de Midi Libre : “Nous n’avons reçu aucune information faisant état d’un contrat mis sur la tête du maire par des narcotrafiquants”. Celui-ci a également annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour diffusion de fausses nouvelles, un délit puni d’une amende de 45 000 euros d’amende. Et au procureur de donner une leçon de journalisme à Jean-Marc Aubert: “Les propos du journaliste peuvent nécessiter des vérifications à priori.” Il souligne également le fait que de “telles allégations” soient publiées sans vérification…
Auteur: Elian Barascud

