Le tribunal judiciaire de Bayonne a relaxé, mardi 17 février, sept Basques impliqués dans l’aide aux exilés. Les prévenus étaient poursuivis pour aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers, après que 36 personnes migrantes avaient passé la frontière franco-espagnole au milieu des coureurs de la course Korrika, en mars 2024.
Cet événement sportif traditionnel basque reliait la ville d’Irun, du côté espagnol, à Bayonne, du côté français. Les exilés, aidés de bénévoles, y ont participé au même titre que les autres coureurs, avec les mêmes dossards. Et avaient ainsi franchi la frontière, habituellement objet de contrôles quotidiens.
Une vidéo rendue publique retraçait le déroulé de cette action. C’est à partir de cette vidéo que les sept personnes ont été visées par le parquet, saisi par le préfet des Pyrénées-Atlantiques.
« C’est toute une société qui a remporté une victoire », ont clamé les militants du mouvement J’accuse, réunis samedi 21 février à Hendaye, après la relaxe. Ce mouvement rassemble 80 associations, syndicats et partis politiques. Pour soutenir les mis en cause, près de 5000 lettres d’auto-inculpation émanant d’individus, mais aussi de structures, avaient été produites.
Pays basque : des amendes requises contre les sept militants solidaires des exilés
« Sans tous ces soutiens, en plus du super travail de nos avocates, nous n’aurions pas obtenu ce jugement », réagit aujourd’hui Eñaut Aramendi, l’un des sept relaxés, militant de l’association basque Etorkinekin et du syndicat LAB. De cette décision du tribunal, « nous faisons une lecture politique et collective. C’est le fruit de deux années de mobilisation, avec une centaine d’organisations politiques et sociales, du réseau d’associations locales jusqu’au Parlement européen », ajoute le militant.
La coalition J’accuse, constituée autour des quatre hommes et trois…
Auteur: Maïa Courtois

