L’ESSENTIEL
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Les cardiopathies congénitales correspondent à des malformations du cœur présentes chez le nourrisson dès sa naissance.
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Parce que les signes de la maladie sont parfois discrets et l’examen de référence complexe, dépister ces pathologies reste un défi.
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La recherche s’intéresse à la sismocardiographie, une technique qui enregistre les mouvements cardiaques. Une piste pour mieux repérer, demain, les profils pathologiques.
Chaque année, près d’un enfant sur cent naît avec une cardiopathie congénitale, c’est-à-dire une malformation du cœur ou des gros vaisseaux présente dès la naissance.
Certaines cardiopathies sont détectées durant la grossesse ou dans les premiers jours de vie, mais d’autres passent inaperçues pendant des mois, voire des années. En cause : des signes cliniques discrets, des souffles cardiaques difficiles à interpréter, et un accès parfois limité aux examens spécialisés.
Face à ces limites, la recherche explore de nouvelles approches de dépistage, plus simples, non invasives et complémentaires des outils existants.
C’est dans ce contexte que s’inscrit notre étude qui a été menée aux hôpitaux universitaires HUDERF et Erasme, à Bruxelles en Belgique, et qui s’est intéressée à une technique encore peu connue du grand public : la sismocardiographie.
Pourquoi le dépistage reste un défi en pédiatrie
Le premier signe d’alerte d’une cardiopathie congénitale est souvent un souffle cardiaque à l’auscultation. Or, la majorité des souffles chez l’enfant sont bénins. À l’inverse, certaines malformations cardiaques peuvent être présentes sans souffle audible, ou avec des signes cliniques tardifs.
L’échocardiographie transthoracique complète est aujourd’hui la référence pour établir un diagnostic précis. Mais cet examen est coûteux, dépend de l’opérateur et n’est pas toujours immédiatement accessible, en particulier hors des centres…
Auteur: Amin Hossein, PhD, Université Libre de Bruxelles (ULB)
