L’ESSENTIEL
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L’IRM cardiaque est outil d’imagerie médicale incontournable pour la prise en charge des infarctus aigus du myocarde.
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Mais elle n’est pas toujours confortable pour les patients et son utilisation est complexe pour les radiologues et les cardiologues.
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Une équipe de recherche a mis au point une technique avancée pour permettre, dans le futur, une analyse plus précise et simplifiée.
Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial. D’après l’Organisation mondiale de la santé, 19,8 millions de personnes en sont mortes en 2022, soit environ 32 % de tous les décès dans le monde. Parmi ces décès, 85 % ont été causés par un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC).
En France, l’ensemble des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, embolies pulmonaires…) représentent la première cause de mortalité chez la femme, comptant 73 000 décès par an.
La place de l’IRM dans le diagnostic du patient
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) cardiaque est un outil essentiel dans la prise en charge des patients souffrant de pathologies cardiovasculaires. Cet outil permet de récupérer des informations complètes du cœur entier, sans exposer le patient à des radiations, comme c’est le cas avec le scanner.
Grâce à l’IRM, différentes images du cœur sont récupérées (la plupart du temps en noir et blanc) et vont permettre au radiologue d’extraire des informations essentielles pour effectuer un diagnostic précis du patient et planifier un suivi adapté.
Cependant, le temps d’attente pour avoir une IRM est estimé de quatre à six mois. Cela s’explique par la grande complexité d’utilisation de l’IRM cardiovasculaire, qui n’est donc réservée qu’à quelques centres experts.
Cette complexité est intrinsèquement reliée au patient, au manipulateur radio et au radiologue, ou cardiologue, qui va analyser les…
Auteur: Victor de Villedon de Naide, Doctorant en IRM cardiovasculaire et intelligence artificielle, Université de Bordeaux
