https://x.com/JURDIasso/status/2023442248428597287
À :
Monsieur Jean-Noël BARROT
Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
37, quai d’Orsay
75007 Paris
Le Bureau De Le CNCDH
Paris, le 14 février 2026Monsieur le Ministre,
Le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) souhaite exprimer sa vive préoccupation quant aux déclarations que vous avez faites le 11 février 2026 à l’Assemblée nationale concernant Madame Francesca Albanese, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967.
Sur la déformation des propos
Les accusations portées contre Madame Albanese reposent sur une déformation manifeste de ses propos. Lors de son intervention au forum d’Al Jazeera à Doha le 7 février 2026, elle n’a jamais qualifié Israël d’« ennemi commun de l’humanité ». Elle a dénoncé le système international qui permet la poursuite de violations graves du droit international, déclarant : « Nous qui ne contrôlons ni les vastes capitaux financiers, ni les algorithmes, ni les armes, constatons désormais qu’en tant qu’humanité, nous avons un ennemi commun ». Dans une clarification publiée le 9 février sur les réseaux sociaux, Madame Albanese a précisé : « L’ennemi commun de l’humanité est le système qui a permis le génocide en Palestine ». Cette distinction fondamentale entre la critique d’un système et la stigmatisation d’un État ou d’un peuple a été volontairement ignorée dans les attaques qui lui sont adressées.
Comme l’ont démontré plusieurs enquêtes journalistiques, la formulation « Israël est l’ennemi commun de l’humanité » a été attribuée à tort à la Rapporteure spéciale. Cette manipulation des propos d’une experte indépendante de l’ONU est d’une gravité extrême en ce qu’elle porte atteinte à l’intégrité du débat public.
Sur…
Auteur: Christian EYSCHEN

