Démocratie : pour un pouvoir de vivre

Le mot « démocratie » est devenu une sorte de formule attrape-tout ; il sert à réclamer l’instauration d’un État de droit, revendiquer la dignité des personnes, la probité des gouvernants, la transparence de l’action publique, la suppression des privilèges exorbitants d’une poignée de possédants*. Et tout ceci se fait au nom de la souveraineté du peuple. Mais qu’est-ce que le peuple ? Comment peut-on constituer une multitude d’individus en unité d’autant que notre pacte social s’étend de plus en plus à une planète à protéger ?

*

Voir Le Principe démocratie, Albert Ogien et Sandra Laugier, La Découverte, 2014, p. 11.

On peut aller plus loin, jusqu’aux profondeurs du mot de démocratie. Histoire grecque du terme. Une cité, Athènes, pratique la démocratie sur la place publique. Les citoyens délibèrent sans les femmes et les esclaves ; le tirage au sort fait partie des pratiques de démocratie directe. Toutefois, Platon n’est pas convaincu : la politique a besoin d’un pasteur averti pour gouverner les esprits dans la cité. Rideau sur la démocratie. Jacques Rancière écrit que la démocratie fait l’objet d’une haine depuis longtemps. Elle est désordre. Le gouvernement réclame et impose l’ordre. Peut-on en rester là ?


Tout Politis dans votre boîte email avec nos newsletters !

Pour Claude Lefort, la démocratie se caractérise par un « lieu vide du pouvoir » : personne ne peut incarner de manière permanente le pouvoir contrairement à des monarchies ou des régimes totalitaires où un corps incarne le pouvoir (le roi, le chef). Les gouvernants…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Fabienne Brugère

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com