Le déni. C’est ce qui revient le plus souvent dans la bouche des présidents de groupe du Sénat, après l’allocution d’Emmanuel Macron ce jeudi soir. Pourtant, après la censure du gouvernement Barnier, socialistes, écologistes et communistes avaient – à leur façon – ouvert la possibilité d’une construction « texte par texte » d’une majorité de gauche soutenue par le centre, notamment autour d’un « accord de non-censure. » Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, a notamment envoyé ce jeudi un courrier à Emmanuel Macron lui proposant « que les partis ayant participé en juillet dernier au Front Républicain, bâtissent une méthode en mesure de faire émerger des majorités texte par texte au Parlement » (voir notre article). « Le Président de la République que j’ai entendu ce soir me laisse très perplexe, il n’est responsable de rien, ne doute de rien, a raison sur tout et seul contre tout le monde », lâche le sénateur du Nord.
Même son de cloche chez Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste : « Le Président était sur la défensive, cherchant à se justifier sans se remettre en question, ce qui n’est pas justifiable. J’ai vu quelqu’un d’assez arrogant, ne voulant pas accepter le réel tel qu’il est et reconduisant les mêmes erreurs. » Un Emmanuel Macron « dans le déni le plus absolu », pour Guillaume Gontard, président du groupe écologiste, qui ajoute : « le…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

