Ces mesures liberticides ont pour but de nous paralyser, nous empêcher de nous organiser, en prétextant que la casse matérielle est notre problème politique le plus important, et non ce qui la produit.
De MyriamBahaffou sur le blog de Mediapart, le 22 octobre 2026.
À 9h15 le 22 octobre 2026, une quinzaine de gendarmes dont des membres du PSIG se sont rendus au domicile d’Osmose, une amie et activiste notamment connue grâce à son compte Instagram @o.s.m.o.s.e
(ou sur
Imginn). Elle vit en colocation dans une maison dans les Vosges, où sont intervenues la brigade de recherche de Lure, des gendarmes de Luxeuil-les-Bains et de Faucogney-et-la-mer. La perquisition a commencé par une mise à terre d’une des personnes vivant dans la maison, après avoir pointé une arme sur celle qui leur a ouvert la porte.
On pense qu’Osmose a été emmenée au poste pour « incitation au crime » (le fameux crime de dédramatiser la casse des vitrines du grand capital) suite à un post Instagram publié la veille. Elle se trouve désormais au commissariat où elle passera probablement la nuit (33 Av. du Maréchal Turenne, 70300 Luxeuil-les-Bains.)
Nous sommes ici face à une tentative d’intimidation claire : quinze flics, une perquisition de 2h30 d’ailleurs ponctuée de blagues homophobes et transphobes. Ces actes relèvent d’une terreur délibérée sur la population qui se mobilise. Depuis quelques jours, l’Etat fait en effet pleuvoir sur les jeunes, en particulier issus de quartiers populaires, mais aussi sur les militant∙es autonomes, une cascade de mesures répressives à la suite du mouvement historique du 17 Octobre et de ses émeutes qui furent, quoi qu’on en pense, une des traductions politiques évidentes, à la fois spontanées et organisées de la colère et de la volonté de changement émises par le peuple.
C’est pourquoi il faut diffuser au plus grand nombre ces informations : des pratiques abusives sont actuellement…
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