Départs de colistiers, déperdition d’électeurs : pourquoi le PS n’est pas tiré d’affaire malgré sa fusion avec LFI à Toulouse

Guerre des roses dans la Ville rose ? La fusion de la liste de gauche unie (hors LFI) menée par François Briançon, arrivé troisième dimanche au premier tour des municipales (avec 25 %), dans celle du député insoumis François Piquemal, second inattendu de ce scrutin (27,5 %), crée des remous.

Scellé pour détrôner du Capitole le maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc, en poste depuis 2014, arrivé largement en tête avec 37 % des suffrages dimanche soir, l’accord d’union des deux listes n’en finit plus de créer quelques tensions localement depuis qu’il a été annoncé. Le cas n’est pas isolé puisqu’on retrouve cette stratégie également à Limoges, le candidat socialiste s’efface pour laisser la première place à son ancien concurrent LFI. Dans la répartition née de l’accord, François Briançon s’assurerait néanmoins de la présidence de la métropole, en cas de victoire. Mais le symbole est fort pour la quatrième, et bientôt troisième, ville la plus peuplée de France.

« Sans eux, on ne peut pas gagner »

Si la direction du PS avait refusé tout accord national avec LFI, François Briançon estime avoir pris « ses responsabilités », plaidant pour une réalité locale. « Les Toulousaines et les Toulousains demandent l’union de la gauche », a justifié ce premier fédéral. Sans même évoquer les récurrentes passes d’armes avec Jean-Luc Mélenchon ou sa garde rapprochée, les élus socialistes toulousains…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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