À quoi ressemblera la dernière année d’action au ministère du Travail avant l’élection présidentielle ? Jean-Pierre Farandou s’est exprimé sur sa feuille de route des prochains mois ce 9 avril devant la commission des affaires sociales du Sénat.
Un mot est souvent revenu dans son discours : l’efficience. Dans un contexte budgétaire contraint, la rue de Grenelle va devoir s’assurer, comme ce fut le cas dans le budget 2026, du « bon usage de l’argent public ». « Quand l’argent public est rare, il faut encore plus vérifier », a-t-il insisté.
Et d’ajouter : « Vous connaissez le contexte de tension sur les finances publiques, dans lequel on a bâti ces budgets, qui ne va pas s’arranger. Cela donne déjà un peu la couleur dans laquelle nous allons nous retrouver à la rentrée […] Ce sera une tonalité d’effort, ce ne sont pas des budgets faciles que l’on a devant nous », a prévenu le ministre.
Difficulté supplémentaire par rapport à l’an dernier, l’examen des prochains textes budgétaires interviendra en pleine campagne présidentielle, de quoi rendre « plus compliquées » les convergences au Parlement, selon le ministre. L’ancien patron de la SNCF a également averti qu’il n’y aurait « pas tous les ans un joker comme la suspension de la réforme des retraites ». À ce sujet, il a souligné que cette interruption du relèvement de l’âge jusqu’en 2028 « n’entraîne pas la fin des ambitions…
Auteur: Guillaume Jacquot

