« Cette annonce à New York ne changera rien. Elle n’apportera aucune sécurité aux habitants de Gaza ni même de Cisjordanie Occupée. Nous faisons face à l’arrogance d’Israël. Elle est d’une ampleur que le monde n’a jamais connue. » La réponse de Mohamed est immédiate lorsqu’on lui demande par Whatsapp ce qu’il pense de cette Assemblée générale des Nations Unies, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite. Le Palestinien est piégé dans la bande de Gaza avec sa femme et ses trois enfants.
Chaque jour est un combat pour survivre au cœur d’un génocide. Il peine de plus en plus à trouver de quoi nourrir sa famille. Mohamed ne choisit pas le mot « arrogance » au hasard. Il est aujourd’hui très utilisé, y compris par les opposants à Netanyahou, pour désigner l’attitude des nationalistes, des suprémacistes israéliens qui s’autorisent à piétiner le droit international.
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« Il doit y avoir des mesures plus fortes comme la prise de sanctions financières contre Israël » ajoute le gazaoui. Pour lui, la France devrait également rappeler à Paris son ambassadeur en Israël pour dénoncer les massacres quotidiens. « Nous voulons juste être en paix et en sécurité. Personne ne mérite de vivre ce que nous affrontons aujourd’hui », écrit encore Mohamed. Un énième appel à l’aide d’un père de famille qui a tout perdu.
Lueur d’espoir
En juillet dernier, le directeur de la rédaction du quotidien palestinien Al-Quds parlait pourtant de cette reconnaissance de l’État de Palestine comme d’une « lumière » qui transperce « les colonnes de fumée obscurcissant l’horizon. » Une lueur d’espoir au…
Auteur: Céline Martelet

