« J’espère que tous les hommes et femmes politiques occidentaux qui souhaitent serrer la main de Poutine se souviendront que cette main est couverte de sang. » C’est l’avertissement de l’opposant politique Vladimir Kara-Mourza, auditionné au Sénat ce 10 avril, alors que des délégations russe et américaine se rencontrent à Istanbul, pour relancer le travail diplomatique entre les deux pays.
Arrêté en 2022 pour avoir dénoncé l’invasion en Ukraine, condamné à 25 ans de prison pour « haute trahison », plusieurs fois empoisonné, Vladimir Kara-Mourza a été libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers en août dernier. Depuis sa libération, la situation géopolitique a changé. Peu après son élection, Donald Trump a déclenché des négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, sans y associer Kiev.
« Souvent, les gouvernements occidentaux aident Vladimir Poutine à maintenir sa censure »
Par ses décisions radicales, le président américain contribue aussi à museler l’opposition russe, explique Vladimir Kara-Mourza devant les sénateurs. « Donald Trump a détruit le système des médias internationaux indépendants, en fermant Radio Liberté et Voice of America. Les chefs de la propagande de Poutine en sont ravis », explique-t-il. Mi-mars, l’ensemble des employés de la radio et de la chaîne de télévision ont en effet reçu un mail leur indiquant qu’ils étaient placés en congés forcés, provoquant l’arrêt…
Auteur: Rose-Amélie Bécel

