Comme son ancien collègue de Bercy, devant les sénateurs de la mission d’information sur la dégradation des déficits publics, Thomas Cazenave a tenu bon et ne s’est pas épanché sur sa responsabilité dans la dégradation des déficits publics qui devrait atteindre 6,1 % du PIB sur l’ensemble de l’année 2024. Un chiffre très éloigné des 4,4 % encore prévus à l’automne 2023 et des 5,1 % anticipés au printemps lors d’une réévaluation par le gouvernement précédent. Il ne passerait sous les 3 % autorisés par l’UE qu’en 2029, faisant de la France un mauvais élève européen.
« Les dépenses de l’Etat sont, elles, tenues »
« Comment est-ce qu’on passe d’un déficit attendu à 4,4 % à 6,1 % ? Ce qui représente une dégradation d’à peu près 50 milliards d’euros », a-t-il commencé répondant lui-même à la question. « Ça s’explique pour trois quarts par des écarts de prévisions de recettes et pour un quart, par des dynamiques exceptionnelles des dépenses des collectivités territoriales », développe-t-il précisant que « les dépenses de l’Etat sont, elles, tenues ». « Dans la loi de fin de gestion, elles vont même baisser », anticipe-t-il alors que le rapporteur général, Jean-François Husson souligne que le Sénat avait voté une réduction des dépenses publiques de 7 milliards dans le dernier projet de loi de finances. Des économies qui n’avaient pas été retenues dans la copie finale…
Auteur: Simon Barbarit

