On pouvait s’y attendre
Quand j’ai essayé de savoir comment s’étaient comportés les 22 députés belges du Parlement européen, j’ai d’abord constaté sans surprise le vote positif des élus de droite :
– les Nationalistes flamands du parti d’extrême droite Vlaams Belang (groupe « PfE », c.-à-d. « Patriots for Europe »), à savoir Gerolf Annemans, Barbara Bonte et Tom Vandendriesche ;
– les Nationalistes flamands démocrates de la NvA, parti de droite ayant à son programme la transformation de la Belgique en État confédéral (groupe « Conservateurs et Réformistes ») : Assita Kanko et Kris Van Dijk (Johan Vanovertveldt étant absent) ;
– les membres du CD&V, parti démocrate-chrétien flamand (groupe « PPE ») : Pascal Arimont et Liesbeth Sommen (Wouter Beke absent) ;
– les Libéraux francophones du MR : Benoît Cassart, Olivier Chastel, Sophie Wilmès (Yvan Verougstraete étant absent) et de la Libérale flamande Hilde Vautmans de l’Open VLD (toutes et tous membres du groupe « Renew » ou « Renaissance »).
Les écologistes Saskia Bricmont (Écolo) et Sara Matthieu (Groen), du Groupe « Verts/ALE », ont aussi voté en faveur de la résolution européenne. Rien d’étonnant, quand on sait que Samuel Cogolati, l’actuel co-président d’Écolo, est actif au sein de la sinophobe IPAC (Alliance interparlementaire sur la Chine), aux côtés du sinistre Grün allemand Reinhard Bütikofer.
On aurait pu espérer un vote négatif, ou à tout le moins une abstention, de la part des Socialistes belges (groupe « S&D »). Hélas, les parlementaires socialistes tant néerlandophones du parti Vooruit Bruno Tobback et Kathleen Van Brempt, que la francophone PS Estelle Ceulemans (Elio Di Rupo étant absent) ont voté pour la résolution. Ce n’est pas étonnant non plus, car ça fait longtemps que les socialistes, un peu partout en Europe, ont perdu leur dimension internationaliste et se sont convertis…
Auteur: André LACROIX

