Derrière Fleur Breteau, l'émergence d'un mouvement qui politise le cancer

La colère des malades a trouvé un exutoire. Depuis que Fleur Breteau a pris la parole dans Reporterre fin juin contre la loi Duplomb, la quinquagénaire au crâne nu et au rouge à lèvre vif est devenue le visage de la lutte contre les pesticides. La créatrice du collectif Cancer colère a donné un nouveau souffle à la mobilisation contre le texte dévastateur pour la santé et l’environnement.

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Après le vote de cette loi qui réintroduit trois pesticides interdits dont l’acétamipride, la Parisienne atteinte d’un cancer du sein pour la seconde fois a réussi un tour de force : politiser la maladie en la plaçant au cœur du combat contre les pesticides. « Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir ! », a-t-elle crié à l’issue de l’adoption de la loi Duplomb, mardi 8 juillet dans l’hémicycle.

« J’étais la seule à pouvoir le faire avec ma tête, j’ai incarné quelqu’un qui est en traitement mais qui peut encore gueuler, dit Fleur Breteau. La lutte a une vertu thérapeutique, j’ai l’impression de vivre une deuxième chimio qui est train de défoncer toutes les métastases, mais sans les effets secondaires. »

Son alerte a eu un retentissement massif. La preuve avec le succès historique de la pétition exigeant le retrait de la loi qui a recueilli plus de 1,7 million de signatures. Jamais une requête lancée sur la plateforme de pétition citoyenne sur le site de l’Assemblée nationale n’avait reçu autant de soutiens.

« On est débordé par les demandes »

Fleur Breteau veut aller plus loin que l’abrogation de la loi Duplomb. Elle a lancé une autre pétition avec quatre autres figures de la lutte contre les pesticides comme Sabine Grataloup pour exiger l’interdiction des pesticides de synthèse, et une…

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Auteur: Jeanne Cassard

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