Derrière la colère des agriculteurs, la petite musique de la convergence des luttes

Et si c’était le grand soir ? Le moment où les syndicats, les organisations politiques et associatives viendraient grossir les rangs d’une mobilisation partie de la base est peut-être arrivé. Depuis une semaine, la colère des agriculteurs n’a fait que progresser. Partout en France, les blocages des autoroutes et les barrages des ronds-points se sont multipliés. D’autres secteurs pourraient même rejoindre le mouvement comme les pêcheurs qui se retrouvent dans les principales revendications du mouvement : une plus juste rémunération, des aides d’urgence et la critique de normes toujours plus nombreuses.


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La situation bouscule les plans de Gabriel Attal et son gouvernement, sommés de répondre avec des annonces d’urgence promises ce vendredi 26 janvier après-midi. Pour les organisations de gauche, la situation est idéale pour entrer dans le jeu. Plus question de regarder de loin le mouvement prendre de l’ampleur. Solidaires est la première organisation syndicale à réagir, le 24 janvier. Dans un communiqué, l’organisation justifie son soutien en expliquant que cette « situation est la conséquence directe du modèle de développement ultralibéral mené par la France et l’Union européenne centré sur l’industrie agroalimentaire et la grande distribution qui dégagent de grosses marges et accentuent l’inflation ».

Simon Duteil, co-délégué général du syndicat, voit dans ce mouvement une opportunité d’imposer un autre agenda que celui imposé par les positions productivistes de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le syndicat majoritaire dans le secteur. « Le problème, ce ne sont pas les normes…

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Auteur: Lucas Sarafian

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