La réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 7 décembre 2024, cinq ans seulement après le terrible incendie qui l’a ravagée, n’aurait pas été possible sans avoir trouvé, dans le délai imparti, des pierres aux qualités bien particulières et disponibles en quantités hors normes pour remplacer les pierres d’origine endommagées.
L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en avril 2019, a engendré des travaux de restauration importants, avec des besoins hors normes en pierres « neuves » pour remplacer les pierres d’origine endommagées.
Les responsables du chantier ont fait face à une priorité inédite : garantir l’approvisionnement en pierres de remplacement adaptées et disponibles en quantité suffisante. Et à une question cruciale : où les trouver ?
Le BRGM (le service géologique national français), en lien étroit avec notamment l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris (RNDP), les architectes et le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), a trouvé des solutions pour sécuriser cet approvisionnement dans des délais extrêmement courts.
De la difficulté à trouver des pierres de remplacement pour les monuments historiques
En France, le nombre de carrières de pierres de construction est en constante diminution depuis la fin de la 1ere guerre mondiale. Il reste aujourd’hui moins de 500 exploitations en activité. Seule une moitié extrait des calcaires, l’autre moitié étant constituée de granites, grès et autres roches.
Les chantiers de restauration des monuments historiques et autres bâtiments anciens se trouvent ainsi confrontés à une difficulté croissante pour trouver les « bonnes pierres de remplacement », c’est-à-dire des pierres analogues d’un point de vue physico-mécanique et esthétique, aux pierres d’origine des édifices.
Cette situation est notamment vraie pour de nombreux monuments parisiens, dont la cathédrale Notre-Dame…
Auteur: David Dessandier, Docteur en sciences de la terre, direction des géosciences, BRGM

