«Nous sommes des baqueux» ont déclaré les tueurs aux vigiles qui tentaient de les calmer
Ce mercredi 9 septembre, c’est le troisième jour du procès des assassins de Federico Aramburú, abattu en pleine rue par des néo-nazis en mars 2022.
Avant l’ouverture de l’audience, le groupe TF1 de Martin Bouygues a tenté d’inverser les responsabilités, en diffusant un extrait biaisé des images de vidéosurveillance montrant l’altercation devant un bar qui a précédé l’assassinat, afin de salir la mémoire de la victime en la rendant responsable de son sort – on y voit le rugbyman et le néo-nazi en venir aux mains – et redorer l’image des criminels.
Malgré cela, tous les éléments matériels sont accablants. On apprend que le militant d’extrême droite Romain Bouvier a tiré de sang froid, à quatre reprises, avec un calibre 22. Trois balles ont touché le père de famille. Puis son complice Loïk Le Priol a fait feu à 6 reprises en quelques secondes avec un calibre 7,65 mm. Quatre balles ont mitraillé Aramburú, dont trois dans le dos. «Ceux qui veulent tuer vident leurs chargeurs» résume tranquillement un enquêteur à la barre, estimant «que les deux individus savaient manier des armes, savaient tirer et viser» et qu’il y avait donc «une volonté claire de tuer».
On apprend aussi que le chef de meute, Loïk Le Priol, était un récidiviste assoiffé de sang, impliqué dans une longue liste d’affaires : des insultes à caractère raciste dès 2011, quand il avait 17 ans. Une distribution de tracts d’extrême droite dans son école deux ans plus tard. Des propos racistes et des actes de vandalisme sur le véhicule de personnes musulmanes en 2015. Le passage à tabac de deux jeunes hommes à Paris avec un poing américain : les victimes avaient eu le tort de se prendre en photo devant sa jeep militaire. Des actes de torture et de barbarie commises sur un autre militant d’extrême droite, Edouard…
Auteur: B
