Les institutions financières non bancaires détiennent aujourd’hui près de la moitié des actifs financiers mondiaux.
Au lendemain de la crise financière de 2007-2008, les régulateurs de la plupart des pays avaient accepté de réformer la réglementation bancaire et avaient augmenté de manière significative le capital que les banques doivent maintenir afin d’empêcher qu’une autre crise financière ne fasse à nouveau dérailler l’économie mondiale. Il semble toutefois que ces efforts de réglementation ne soient finalement pas entièrement couronnés de succès. En effet, la chute de la Silicon Valley Bank et le rachat du Credit Suisse par UBS font planer depuis le début du mois de mars le spectre d’une nouvelle crise financière.
La question que tout le monde se pose est la suivante : pourquoi les vastes réformes bancaires mises en œuvre après 2008 semblent-elles avoir échoué ? La réponse pourrait se trouver dans ce que l’on appelle le « shadow banking ». Ce terme désigne les « banques parallèles », c’est-à-dire des institutions qui peuvent mener des opérations similaires à celles des banques traditionnelles (banques d’affaires, fonds de spéculation, fonds de pension ou d’assurance-vie, entreprises de capital-investissement, etc.), mais qui ne sont pas officiellement reconnues comme telles. N’étant pas assimilées à des banques, celles-ci ne sont pas soumises à la plupart des réglementations bancaires. Par conséquent, la série de réformes mises en œuvre après 2008 pour éviter une nouvelle crise financière ne les concerne pas.
Contraintes de liquidité
Le système bancaire parallèle des entités ad hoc ou SPV (special purpose vehicles), qui avait permis de transformer de manière innovante les prêts hypothécaires et autres prêts à long terme des banques en titres financiers sur le marché des capitaux (processus de titrisation), a précipité la crise financière de 2007-2008….
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Auteur: John Zhang, Professeur de comptabilité, Audencia

