La mortalité périnatale et la mortalité infantile augmentent en France depuis plusieurs années. L’explication est peut-être en partie une surmédicalisation des naissances, qui rassure patientes et médecins… mais ne garantit la sécurité ni des accouchements ni du suivi après la naissance.
Depuis le milieu du XIXe siècle, les progrès de la gynécologie-obstétrique ont permis une meilleure surveillance des grossesses et une diminution considérable de la mortalité maternelle et infantile (lire « La naissance de la “naissance moderne” », en bas de page). Des avancées qui ont aussi donné la possibilité aux femmes d’avoir des enfants à un âge de plus en plus avancé.
Mais, ces cinq dernières années, le taux de mortalité périnatale (nombre d’enfants nés sans vie ou décédés lors des sept premiers jours) a atteint 11,2 pour 1000 en 2024, alors qu’il était de 10,6 pour 1000 en 2021. Cela représente 7398 enfants nés sans vie ou nés vivants mais décédés dans leurs sept premiers jours de vie, sur un total de 661 822 naissances.
Les récentes données sur la mortalité infantile (jusqu’à 1 an) sont également inquiétantes. Celle-ci a atteint 4,1 décès pour 1000 en 2024, contre 3,5 pour 1000 dix ans plus tôt. Ce qui place la France au 21e rang européen… Un rapport alarmant de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui synthétise toutes…
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