Le plafonnement du trafic aérien
Selon l’un des scénarios du rapport « pour décarboner le transport de l’aérien » de l’ADEME, il serait nécessaire de réduire de 15% le trafic aérien sur l’ensemble des aéroports français d’ici à 2050 afin de parvenir à une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre dues à l’aviation.
« Aujourd’hui, il nous faut l’assurance d’avoir moins de trafic aérien au-dessus de la tête, explique Chantal Bergmander, présidente de l’Union française contre les nuisances des aéronefs (UFCNA). Aux côtés des jeunes générations et des nouveaux réseaux, nous voulons dire qu’on ne lâchera pas l’affaire ».
L’organisation, comme beaucoup d’autres associations, réclame un plafonnement effectif du trafic aérien, de jour comme de nuit. Si aujourd’hui les impacts et les risques de l’aviation commerciale sur le climat et la santé des populations sont bien connus, les membres de l’UFCNA militent, eux, depuis plus de 40 ans, et regrettent aujourd’hui de ne jamais avoir été entendus par les autorités gouvernementales.
Pour espérer avoir gain de cause, les défenseurs de l’environnement misent alors sur « l’étude d’impact selon l’approche équilibrée » (EIAE). Cette procédure est actuellement la seule permettant d’obtenir le plafonnement du trafic dans les aéroports, dans le cadre de directives européennes déclinées à l’échelle française.
C’est d’ailleurs dans le cadre de l’EIAE que le gouvernement des Pays-Bas a pris la décision de plafonner le trafic de l’aéroport d’Amsterdam de Schiphol, où les mouvements devraient désormais passer de 500 000 à 440 000 par an. Une résolution qui a cependant été suspendue en raison d’un « avis négatif » de la Commission européenne.
En France, l’ancien ministre des transports Clément Beaune avait également reçu une délégation en mai 2023 au sujet des EIAE des aéroports…
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Auteur: Juliette Boffy

