A l’ouverture de la 76e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi a pointé du doigt ces parties au conflit, qui ne font « même plus semblant de respecter le droit international humanitaire ou toute autre règle ». Au contraire, la guerre et la violence aveugle sont présentées comme justifiables tant que les objectifs militaires sont atteints, au mépris des normes.
« Aucun coût humain n’est trop élevé, aucune image de mort ou de destruction trop choquante. Ne nous y trompons pas : la répétition quotidienne des atrocités vise à engourdir notre conscience. À nous faire sentir impuissants », a-t-il déclaré.
Dans les différentes zones de conflit, des personnes ont été tuées alors qu’elles faisaient la queue pour recevoir de la nourriture. Des civils ont été massacrés dans des camps où ils s’étaient réfugiés pour se mettre en sécurité.
« Des hôpitaux et des écoles ont été détruits. Un nombre record de travailleurs humanitaires ont été tués », a-t-il fait valoir, tout en listant ces « urgences majeures » de ces dix dernières années.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, prononce un discours d’ouverture lors de la 76e session du Comité exécutif de l’agence onusienne.
Plus de 122 millions de déplacés de force dans le monde
De la Syrie au Myanmar, du Soudan du Sud au Yémen, de l’Afghanistan à République démocratique du Congo, mais aussi en Ukraine et au Soudan, des conflits ont conduit au déplacement de millions de personnes. En Amérique latine et dans les Caraïbes, des crises complexes entraînent des déplacements complexes, notamment de Vénézuéliens, de Nicaraguayens, d’Haïtiens et d’autres populations.
Les conflits, aggravés par le changement climatique et d’autres facteurs, ont également généré des situations de déplacement…
Auteur: Nations Unies FR

