Réducteur planétaire d’un turbomoteur PT6 de Pratt & Whitney Canada
C’est ainsi que le chargement de plusieurs tonnes de « réducteurs planétaires » — des engrenages de précision fabriqués par Mijno, une entreprise française de Saint-Etienne, et destinés au constructeur de blindés Elbit Systems Land — n’a pu arriver à Yoqneam, en Israël, où il était attendu. Le vol Air France du 8 octobre, à destination de Tel-Aviv, au départ de Paris-Charles de Gaulle, n’a pu les embarquer. Une seconde tentative, le dimanche 11 octobre au soir, sur le vol de la compagnie israélienne El Al, a été empêchée également par des syndicalistes CGT de l’aéroport. Depuis, la cargaison a été perdue de vue. Elle pourrait avoir été déroutée vers un pays tiers, par exemple à Liège en Belgique, une plateforme active dans le transfert des armements.
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L’alerte sur cette vente de matériels militaires avait été donnée par Urgence Palestine. Trois autres associations — Nidal, Action sécurité éthique républicaines (ASER) et Juristes pour le respect du droit international (JURDI) — ont saisi le juge des référés du tribunal administratif de Paris : leurs avocats ont demandé au juge d’ordonner à l’État de vérifier le classement des marchandises, de faire connaître la licence délivrée pour cette vente, et d’en préciser l’utilisateur final. Dans l’attente de cet examen, ils ont tenté d’obtenir une suspension de l’exportation, et sa rétention par les douanes.
Risque sérieux
Les requérants invoquent une « carence de l’État » — le premier ministre, le ministère en charge des douanes, le ministère des armées — qui ne ferait pas face à ses obligations : laisser décoller cette cargaison engagerait, selon eux, la responsabilité de la France….
Auteur: Philippe Leymarie
