Vendredi 1er avril, plusieurs centaines de manifestants ont bloqué dix terminaux pétroliers près des villes de Londres, Birmingham, Southampton et Tamworth, au Royaume-Uni, provoquant des pénuries dans de nombreuses stations-service, la semaine suivante.
Organisées conjointement par le mouvement Extinction Rebellion et le collectif Just Stop Oil, ces actions coups de poing s’inscrivaient dans le cadre d’une campagne visant à forcer le gouvernement britannique à sortir de sa dépendance aux combustibles fossiles, premiers responsables du changement climatique.
Rodés aux méthodes de la non-violence, les activistes ont suivi dans toutes les raffineries ciblées les mêmes procédés : tandis qu’un premier groupe bouchait les entrées des terminaux, en se collant par exemple à la route avant le lever du jour, un second s’enfermait dans des canalisations ou s’attachait à des camions-citernes afin de paralyser la circulation.
Par ces stratagèmes, les membres d’Extinction Rebellion et de Just Stop Oil ont réussi à tenir certains sites pendant trente-cinq heures, d’autres durant trois jours, jusqu’à ce que des équipes de police spécialisées les délogent à l’aide de civières et d’échafaudages.
Dès l’après-midi du 1er avril, le géant ExxonMobil UK a été contraint de suspendre ses opérations dans quatre de ses terminaux, sans qu’on en sache davantage sur les autres dépôts visés.
L’industrie pétrolière obéissant au système du « flux tendu » – produire et livrer dans un temps très court –, ce bref arrêt de l’acheminement du carburant s’est rapidement répercuté sur les stocks des stations-service du sud-est de l’Angleterre et de Londres.
Comme son nom l’indique, Just Stop Oil exige que le gouvernement britannique abandonne tout nouveau projet pétrolier ou gazier, cesse de financer ou d’autoriser la recherche et l’exploration de nouveaux gisements et n’achète plus de combustibles fossiles aux pays étrangers. Autrement dit, c’est la sortie pure et simple du pétrole qui est ici réclamée.
« Chaque goutte de pétrole que nous consumons alimente le réchauffement climatique, résume le collectif, ce qui signifie des vagues de chaleur de plus en plus fortes, plus de sécheresses, plus de famines, plus de guerres et plus de morts. Les jeunes en ont conscience et c’est à juste titre qu’ils sont terrifiés : leur avenir part en fumée. »
Selon le quotidien anglais The Guardian, les blocages du 1er avril « marquaient le…
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Auteur: Augustin Langlade

