Volker Türk est allé droit au but. « C’est avec douleur que je prends la parole devant ce Conseil une fois de plus pour évoquer la souffrance catastrophique du peuple de Gaza, » a-t-il dit, à l’entame d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Moyen-Orient.
La brève accalmie offerte par le cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier est désormais réduite à néant. Depuis la reprise des raids aériens et opérations terrestres de l’armée israélienne dans l’enclave, début mars, cette dernière a tué plus de 1.200 Palestiniens, dont au moins 320 enfants, selon le ministère de la santé de Gaza. Les violences, a souligné Türk, se sont poursuivies même le 30 mars, durant la fête de l’Aïd-el-Fitr, le jour sacré de rupture du jeûne marquant la fin du mois de ramadan.
La faim s’installe
M. Türk a condamné les attaques contre les infrastructures essentielles—« des immeubles résidentiels, des tentes, des hôpitaux et des écoles, y compris des lieux où les Palestiniens ont été sommés de se déplacer ».
La situation à Gaza est devenue critique, bien au-delà du bilan immédiat des frappes aériennes. Un blocus total imposé par Israël sur la nourriture, l’eau et les fournitures médicales conduit à nouveau l’enclave au bord de l’effondrement. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a été contraint de fermer ses 25 boulangeries le 1er avril, privant d’innombrables familles de pain. « Les tensions communautaires liées aux pénuries alimentaires sont palpables, » a averti M. Türk, pointant des rapports de violences et d’émeutes à mesure que la faim s’installe.
Volker Türk (à droite), Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, lors d’une réunion du Conseil de sécurité del’ONU sur la situation au Moyen-Orient.
15 secouristes dans une fosse commune
Le haut responsable s’est également dit consterné par…
Auteur: Nations Unies FR

