Le budget 2027 pourrait être celui de tous les dangers. Dans un peu plus d’un mois, le gouvernement devra présenter au Parlement le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’an prochain, point de départ d’une discussion parlementaire qui s’annonce plus compliquée que jamais. Comme les deux précédents, débattus dans une Assemblée nationale sans majorité, le processus aura tout du numéro d’équilibriste.
Avec des comptes publics toujours très dégradés, la France devra réaliser entre 25 et 30 milliards d’euros d’effort si elle veut a minima maintenir le déficit public proche de 5 % du PIB et éviter un nouveau dérapage. Le contexte macro-économique joue par ailleurs les trouble-fêtes. L’économie mondiale, chahutée par les troubles au Moyen Orient, voit les taux d’emprunt des principales économies développées se tendre depuis plusieurs semaines.
Une lettre de Sébastien Lecornu adressée aux parlementaires
À la différence des deux derniers budgets adoptés à la suite de la dissolution de l’été 2024, le prochain interviendra à la veille de l’élection présidentielle, une configuration d’affrontements de programmes et de personnalités qui ne facilite pas l’émergence de consensus, y compris dans les partis les plus proches du bloc central sur l’échiquier politique. Il n’est pas dit que les socialistes par exemple réitèrent les négociations de l’hiver…
Auteur: Guillaume Jacquot
