Des écologistes arrêtés pour «dégradations sur des arbres» que les autorités abattent quelques heures après


Projet de Centre de Rétention : celui qui détruit et qui dégrade, c’est Laurent Hottiaux, préfet de Loire-Atlantique


Encore une affaire kafkaïenne des autorités judiciaires et policières à Nantes. En 2019, il y avait eu une descente anti-terroriste pour un homard en papier mâché. Voici qu’en 2026, des écologistes ont été arrêtés et poursuivis pour des «dégradations sur des arbres»… alors qu’ils étaient venus les protéger d’une destruction imminente. Vous ne rêvez pas !

Tout commence le 6 septembre, à l’endroit du futur chantier de Centre de Rétention, au nord de l’agglomération. 10 personnes sont embarquées par la police, suspectées d’avoir planté des clous dans les troncs de feuillus afin de retarder le démarrage du projet et ralentir le déboisement de la zone… Les mêmes arbres seront sauvagement arrachés par centaines par des machines, avec l’assentiment de la préfecture, quelques heures plus tard. La bouffonnerie n’est jamais finie.

Un communiqué que nous a fait parvenir les antennes locales d’Extinction Rébellion et des Soulèvements de la Terre explique : «Sachant le début du chantier imminent, des militant·es ont tenté de protéger les arbres de la parcelle concernée par la construction du CRA vendredi 4 en soirée et dimanche 6 en matinée».

Alors que la préfecture a tenté d’accuser les militant·s «de mettre en danger la vie des bûcherons», le communiqué cite un ingénieur forestier et écologue, Michel Dartois, qui estime que «cette pratique ‘complique fortement l’abattage’ des arbres concernés, mais ne porte que très peu atteinte à leur intégrité physique». Au total, près de 150 arbres ont été «protégés de la sorte, puis ont été tagués, tous sans exception, afin d’être identifiables avant un éventuel abattage. Un·e bucheron·ne fait toujours le tour d’un arbre avant de le couper, repérant ainsi les clous en amont de la…

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Auteur: B