Trois espèces de fauvettes africaines refusent de se lever tôt et de chanter leurs mélodies habituelles du lever du jour quand il fait froid. Cette nouvelle découverte a été faite par une équipe d’écologistes spécialisés dans les paysages sonores dans le parc national montagneux sud-africain Golden Gate Highlands National Park. Le co-directeur de recherche de l’équipe, Toka Mosikidi, étudie la façon dont les animaux et l’environnement produisent et utilisent les sons, en particulier dans les montagnes, et termine actuellement un doctorat sur les sons des habitats naturels. Il a déployé des enregistreurs audio automatisés pour capter le chant des oiseaux et découvrir comment ceux-ci étaient affectés par les températures glaciales.
Quels oiseaux réveillaient chaque matin les zones humides dans votre étude ?
Nous avons étudié trois oiseaux chanteurs étroitement apparentés. Le premier est la fauvette des marais (Bradypterus baboecala).
Cette fauvette distinctement brune, avec le dessus pâle, est généralement aperçue se faufilant à travers la végétation dense des marais, comme les roseaux des zones humides.
Le deuxième oiseau était la Chloropète jaune d’Afrique (Iduna natalensis), un oiseau brun au ventre jaune et au croupion jaune qui vit dans les zones humides.
Le troisième était la fauvette des marais (Acrocephalus gracilirostris). On la voit généralement se balancer sur de grands roseaux. Cet oiseau se distingue par son plumage brun chaud et son ventre blanc.
Ces petits oiseaux chanteurs insectivores sont répandus dans toute l’Afrique australe, y compris dans les zones humides montagneuses. On peut également les observer dans les étangs et les barrages artificiels bordés de grands roseaux dans les zones résidentielles.
Ces trois espèces contribuent activement au chant matinal pendant la saison de reproduction.
Nous avons choisi d’étudier les fauvettes dans le parc national de Golden Gate Highlands…
Auteur: Mosikidi Toka, PhD candidate, University of the Free State

