Des enfants mis à la rue pour solder une querelle de voisinage entre adultes ?



Une fresque célèbre sur un mur de Montpellier, près du Corum.

Dans une résidence HLM tranquille de Montpellier, des habitants se portent solidaires d’une famille expulsée sans solution de repli

Cela se passe dans l’ouest montpelliérain, avec pour cadre une petite résidence HLM de quelques dizaines d’appartements sur deux étages. « Nous dépendons d’Hérault Habitat, l’organisme de logement social du département » explique Solène (prénom modifié), tout en précisant : « à l’origine, sans que ce soit clairement dit, elle semblait plutôt réservée à des fonctionnaires ».

Voici dix ans qu’Aïcha s’y installait, en famille. Laquelle compte aujourd’hui, en plus d’elle-même,  son conjoint et quatre enfants âgés de douze mois à quatorze ans.

Solène est l’une des voisines d’Aïcha. C’est elle qui a contacté Le Poing, porteuse d’un appel signé par une douzaine d’autres résidents. On y lit (entre autre) : « Nous nous demandons si mettre à la rue une maman avec ses quatre enfants est une solution ; rajouter de la misère à la misère n’est pas la philosophie de notre pays. Nous sommes tous touchés par le sort de cette jeune maman, d’autant plus qu’on la menace de lui retirer son petit dernier si celle-ci ne trouve pas de logement dans les délais. Comment cela est-il possible ?! Nous connaissons tous les difficultés de logements à Montpellier, cette maman ne travaille pas, les logements dans le privé lui seront inaccessibles et les délais pour les logements à loyer modéré sont beaucoup trop longs ».

En effet, Aïcha et sa famille, condamnés à quitter leur logement actuel, se sont vus préciser une date butoir au 1er avril, pour leur expulsion avec recours à la force publique. Ainsi se soldent d’interminables procédures judiciaires, qui ont vu le Tribunal trancher en leur défaveur, avant que deux jugements en appel viennent confirmer le premier.

Le litige ne porte pas sur des impayés. Mais l’organisme HLM s’est retourné contre cette famille, après des plaintes d’autres voisins concernant des nuisances de voisinages. Aïcha les récuse. Au cours d’années de relations dégradées, elle a déposé plainte, de son côté, pour insultes publiques en raison de la race ou de la religion, devant témoins : « On n’aime pas les arabes, retourne dans ton pays », relève-t-elle avec d’autant plus d’amertume que, fille de harki, elle est née en France (dont elle manie la langue avec parfaite aisance), et n’a…

La suite est à lire sur: lepoing.net
Auteur: Le Poing

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