Avec une température moyenne de 24,85 °C à l’échelle de la France, juillet 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais enregistré par Météo-France depuis le début des relevés en 1900. Le précédent record, établi en 2003, était de 24,8 °C. Le précédent mois de juillet le plus chaud était celui de 2006, avec une température moyenne de 24,36 °C. Un écart de près d’un demi-degré qui, pour une moyenne calculée sur l’ensemble du pays et sur un mois entier, est considérable.
Juin avait déjà donné le ton. Sa moyenne, de 22,75 °C, en a fait le mois de juin le plus chaud jamais mesuré en France. Il devance juin 2003, qui était jusqu’ici la référence des mois de juin exceptionnellement chauds.
Notre premier graphique représente la température moyenne de chaque été depuis 1900. Pendant une grande partie du XXe siècle, on voit la courbe évoluer de manière irrégulière. Puis, à partir des années 1980, la tendance se dessine plus nettement : les valeurs les plus élevées deviennent plus fréquentes et les creux sont de moins en moins bas par rapport aux records récents.
Le deuxième graphique ne montre plus les températures elles-mêmes, mais leur écart par rapport à la normale climatique. Après plusieurs décennies marquées par des étés situés sous cette référence, les années récentes basculent presque systématiquement dans les valeurs positives. Les pics des dernières années dépassent parfois les 2 °C d’anomalie.
Point de méthode important : une anomalie de température n’est pas calculée par rapport à une moyenne immuable. Météo-France utilise une période de référence de trente ans, actuellement 1991-2020, et la réactualise tous les dix ans. La prochaine référence sera donc 2001-2030. Autrement dit, la définition de ce qui est considéré comme « normal » se déplace elle aussi. Un été qui paraît aujourd’hui proche de la normale aurait pu être qualifié…
Auteur: Alexandre-Reza Kokabi, Nicolas Boeuf
