Je veux du pain, pas du sang.
En ces temps de faim et de mort, je demande peu.
Je veux vivre.
Respirer sans l’odeur de la mort ou de la poudre.
Voir un enfant rire, pas hurler. Je veux de l’eau.
Je veux de la nourriture qui n’est pas souillée par le sang.
Ou par la peur.
Comment puis-je les aider ? Devrais-je être un magicien ? Un super-héros ? Que devrais-je faire ? Quelqu’un peut-il me répondre ?
La famine s’est répandue dans la bande de Gaza. Beaucoup s’évanouissent dans les rues en raison de la faim et de la rareté des denrées alimentaires. Que devrions-nous faire ? Gaza est-elle devenue une ville zombie, comme dans les films ? Allons-nous nous manger les uns les autres ?
Que devrions-nous faire ? Quelqu’un peut-il me répondre ?
© Illustration Mediapart
Le son des pleurs d’enfants ne s’arrête jamais. Ils résonnent à travers les tentes et les rues toute la journée. Tout le monde pleure : les enfants, les mères, les pères, les frères, les sœurs, et même moi. La famine n’a aucune pitié. Elle vole nos vies silencieusement, affaiblit nos corps, et nous laisse seuls face à la mort.
Nos enfants ont perdu leur futur, leurs vies, et même leur droit le plus fondamental : il n’y a plus rien à manger ! Pourquoi tout cela ? Quelle faute avons-nous commise ? Qu’avons-nous fait pour mériter cette cruauté de la part du monde ? Pourquoi personne ne se soucie de nous ?
Que quelqu’un me réponde, juste une fois. Que quelqu’un me rassure, même si c’est un mensonge. Donnez-moi de l’espoir. Donnez-moi une nouvelle lumière qui puisse illuminer nos vies et celle de mon peuple !
Où êtes-vous ? Où est le monde ? Pouvez-vous entendre nos voix ? Êtes-vous sur la même planète ?
J’ai aidé les déplacés et les enfants, en essayant de leur redonner de l’espoir en leur vie, et de les rendre heureux, même pour quelques heures. Nous avons distribué du papier et des crayons de couleur pour…
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