8 mai, Carpentras (Var). Les chaînes d’information en continu révèlent que, lors des cérémonies organisées par la municipalité Rassemblement national de Carpentras (Var) commémorant la capitulation du régime nazi et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, les haut-parleurs de la mairie se sont mis à diffuser tranquillement l’hymne à la gloire de Pétain, chanté en son temps par Maurice Chevalier (et tous les écoliers de France, contraints) : « Maréchal, nous voilà ! »
Le nouvel édile RN, Hervé de Lépinau, a tenté d’expliquer (tout comme Marine Le Pen), sans duper personne, qu’une société privée avait été chargée de recréer une « ambiance musicale » des années 1940 – et qu’il ne savait rien de cette belle bande-son.
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Ce dernier a d’ailleurs été élu fin mars après qu’un premier candidat RN à la mairie, allié aux ciottistes de l’UDR, Christian Richaud Simoni, avait dû être désinvesti en catastrophe par la direction du parti, à un mois et demi du scrutin. Libération avait révélé ses publications « violemment racistes et sexistes » sur X. Après les attaques macronistes sur le 1er-Mai, la nouvelle municipalité RN de Carpentras et celle du Cannet-en-Roussillon, où un maire « divers droite » a aussi diffusé cet air, ont osé aller plus loin, affichant là leur nostalgie pour le dernier régime dictatorial en France, soumis au régime nazi, raciste et génocidaire (1).
On se reportera à l’ouvrage collectif dirigé par Laurent Joly, Vichy. Histoire d’une dictature (1940-1944), paru chez Tallandier à l’automne dernier, se fondant sur…
Auteur: Olivier Doubre

