Des lycées au 17 octobre : pistes stratégiques pour renforcer la révolte

Notes préliminaires

Pourquoi nous, Anti-Tech Revolution, mouvement de résistance international aux hautes technologies (dont l’IA et le numérique notamment) et aux systèmes industriels qui les produisent (en exploitant la nature et les humains), nous intéressons-nous à cette lutte partie des lycéens de France depuis quelques semaines ?

Parce que cette « Gen Z », cette génération que les vieux cons disaient « perdue car biberonnée aux smartphones » (etc.), se révèle en fait depuis un mois capable de nous donner à tous une leçon de radicalité. De tous temps, les penseurs matérialistes ont théorisé que ceux qui expérimentent le plus dans leur chair les systèmes d’exploitation sont aussi les plus susceptibles d’être le fer de lance des révoltes. En Occident, continent le plus technologisé (où le « progrès » continu découle directement du maintien organisé du retard technologique des autres continents), il se pourrait donc que ce soit ceux qui expérimentent depuis leur enfance la misère de la vie connectée, ceux qui n’ont jamais connu la vie sans smartphones — mais qui sont donc capables d’en rêver[1] — qui pourraient donner les premières impulsions d’une révolte à l’écho potentiellement mondial. Du Népal en 2025 à la France en 2026, les récents soulèvements populaires poussent du moins à envisager sérieusement cette hypothèse. Alors espérons que, comme Néo dans Matrix, le dégoût de la vie industrielle amène cette nouvelle génération à s’éprendre d’une liberté qu’ils n’ont jamais connue et, dans leur quête d’émancipation, à pousser toujours plus loin leur confrontation avec les gardiens du système technologique. Ci-suit, donc, quelques idées, ainsi qu’un appel à tous les Morphéus encore en vie : les jeunes ont besoin de vos conseils tactiques, sinon de votre complicité pratique. Ne les abandonnez pas à leur sort et rejoignez la lutte, car c’est en elle que…

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