Les incendies massifs qui brûlent chaque année des millions d’hectares de forêt en Amérique du Nord ont des répercussions de l’autre côté de l’Atlantique. Panaches de fumée et polluants divers sont observés jusque dans le ciel français, explique le spécialiste de l’atmosphère Stéphane Sauvage.
Comment les incendies massifs qui détruisent les forêts américaines peuvent-ils avoir des effets sur la qualité de notre air, ici, en France ?
Stéphane Sauvage Les mégafeux sont tellement intenses que les panaches de fumée qu’ils dégagent montent très haut dans l’atmosphère, jusqu’à une quinzaine de kilomètres d’altitude, et se retrouvent entraînés dans les circulations atmosphériques. Prenons l’exemple des mégafeux canadiens qui ont ravagé 3,2 millions d’hectares de forêts avant l’été et sur lesquels nous nous sommes tout particulièrement concentrés (le total des surfaces brûlées au Canada en 2025 se monte désormais à plus de 8 millions d’hectares, Ndlr). Les panaches chargés en aérosols, ces microparticules en suspension, ont mis quelques jours seulement à traverser l’Atlantique, et leur présence a pu être observée jusqu’à Francfort, en Allemagne.
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