Les microplastiques sont partout. Dernier lieu où ils ont été identifiés : le ventre des dauphins de l’Indus, des cétacés vivant dans les eaux douces du Pakistan, menacés d’extinction. Dans une étude publié le 24 septembre par la revue scientifique Plos One, des chercheurs relatent avoir pour la première fois identifié ces substances dans le tube digestif de cinq de ces animaux, retrouvés échoués sur les bords du fleuve Indus entre 2019 et 2022.
D’après les scientifiques, leur présence serait due à la consommation par les dauphins de l’Indus de proies (poissons, crabes…) elles-mêmes contaminées. La vallée de l’Indus fait face à une pollution « élevée » aux microplastiques, en raison de l’expansion industrielle et agricole, ainsi qu’une urbanisation galopante. L’ingestion de ces substances peut entraîner des troubles métaboliques, immunitaires, reproductifs et développementaux.
Près de 95 % des polluants retrouvés dans le ventre des dauphins étaient des fibres de microplastiques. Ces dernières proviennent en grande partie des eaux usées et de l’industrie textile, qui représente 8,5 % du PIB du Pakistan. Destinés en majorité au marché étranger, les produits textiles comptent pour 55 % de la valeur des exportations du pays. Le lavage d’un seul vêtement confectionné à partir de matières non naturelles peut disséminer dans l’environnement près de 1 900 fibres de microplastique, précisent les chercheurs.
D’autres études ont déjà mis en lumière la présence de microplastiques dans l’estomac et les intestins de nombreux autres animaux marins : dauphins communs, baleines à bosse, bélougas, marsouins communs, cachalots, baleines à bec de Cuvier…
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