Des millions de personnes restent privées d’un accès adéquat à l’éducation, aux soins de santé, au logement et à la protection sociale, a constaté Mahamane Cissé Gouro, directeur de la Division du Conseil des droits de l’homme du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).
La montée des inégalités, l’alourdissement du fardeau de la dette et l’insécurité économique aggravent les tensions sociales et érodent la confiance dans les institutions, a souligné le représentant du Secrétaire général.
Il a également rappelé que les droits économiques, sociaux et culturels ne sont pas de simples objectifs à atteindre à long terme, mais des droits fondamentaux dont la réalisation ne peut être différée.
Partout dans le monde, les conflits compromettent aussi l’accès aux services essentiels, notamment la santé, l’éducation et le logement. Leur protection dépasse ainsi le développement et concerne également la paix, la sécurité et la résilience des sociétés.
Une feuille de route pour « un avenir meilleur »
Face à ces défis, le cadre international des droits de l’homme reste plus que jamais essentiel pour rappeler aux États leurs obligations et la nécessité de garantir ces droits, y compris dans les contextes les plus difficiles.
Soixante ans après son adoption, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) n’a rien perdu de sa pertinence ni de sa nécessité. Il porte une vision de sociétés fondées sur la dignité humaine, l’égalité, la solidarité et la justice.
« Dans un monde confronté à une incertitude et à des divisions croissantes, votre travail démontre que les droits de l’homme restent une feuille de route concrète pour relever les défis d’aujourd’hui et construire un avenir meilleur », a souligné M. Cissé Gouro, s’adressant aux experts du Comité, chargés de surveiller l’application du Pacte par les États.
Le Pacte…
Auteur: Nations Unies FR
