« On veut mettre la pression sur le débat budgétaire », résume Laurent Guilloteau, secrétaire général de la CGT-Sdis des Bouches-du-Rhône (l’acronyme Sdis signifie service départemental d’incendie et de secours). Depuis le 8 septembre, huit des neuf syndicats de pompiers ont déposé un préavis de grève d’un mois pour réclamer davantage de moyens humains et matériels. La fronde intervient après un été particulièrement douloureux : quatre pompiers sont morts en combattant les incendies, une centaine d’autres ont été blessés et près de 100 000 hectares ont été ravagés par les flammes depuis le début de l’année.
Cet article fait partie de notre Grand FormatPompiers en grève : les raisons de la colère
Du 27 au 29 septembre, les pompiers ont décidé de converger vers Paris pour trois jours de mobilisation. Ils occuperont le Champ-de-Mars pour se rendre visibles. « On invite la presse, les élus et tous ceux qui le veulent à venir nous rencontrer pour diffuser nos revendications », explique Manuel Coullet, secrétaire général de Sud-Sdis. Le 28 septembre, les pompiers déambuleront jusqu’à Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. Le 29 septembre, leur cortège rejoindra celui de la fonction publique, à l’occasion de la journée de grève nationale.
La mobilisation pourrait atteindre les niveaux d’octobre 2019, lorsque 7000 à 10 000 soldats du feu avaient manifesté à Paris.
À l’époque, les images des affrontements entre pompiers et force de l’ordre avaient fortement marqué l’opinion publique et Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur, leur avait accordé une revalorisation de leur prime de feu et le maintien de leur régime de retraite anticipée. « Depuis, rien n’a avancé. Donc on revient », tranche Manuel Coullet.
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Auteur: Guillaume Bernard
