Après une période de reflux des négociations de paix en Ukraine, elles ont été relancées ces dernières semaines. Une rencontre a eu lieu entre Trump et Poutine en Alaska, suivie d’une rencontre entre Trump, les principaux dirigeants européens et Zelensky. Mais les négociations en sont toujours au même point. Les États-Unis sous l’administration Trump, conscients des problèmes créés par le fait de se trouver sur un double front stratégique – voir un triple front si l’on ajoute la situation incandescente entre Israël et l’Iran – en Ukraine contre la Russie et du côté est-asiatique contre une Chine de plus en plus forte à tous points de vue, veulent en terminer avec cette guerre et se montrent pour cela prêts à faire les concessions nécessaires à la Russie.
Mais ce souhait se confronte à la témérité de l’Europe et de l’Ukraine qui refusent de lâcher les territoires conquis par la Russie et de donner des garanties de sécurité à la Russie et aux russophones d’Ukraine (1)(2). Nous retrouvons donc la même contradiction qu’il y a trois mois et que nous avions déjà analysée (3), à savoir la contradiction entre le souhait des États-Unis sous l’administration Trump d’en finir avec la guerre en Ukraine pour se concentrer sur la Chine et le refus de l’Europe et de l’Ukraine d’accepter un accord de paix qui réglerait les causes fondamentales de la guerre, c’est-à-dire en fait un accord de paix qui assurerait ce que la Russie exige depuis le début de l’opération militaire spéciale, à savoir : démilitarisation, neutralisation (signifiant la fin de la domination otanienne en Ukraine), et dénazification de l’Ukraine, reconnaissance des territoires conquis par la Russie. Rien de tout cela n’est accepté par l’UE et l’Ukraine, et nos médias de propagande de guerre s’« étonnent » que la Russie, qui possède l’ascendant militaire, refuse de rencontrer Zelensky.
Pour bien comprendre la…
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