Des nouvelles du groupe Némésis et de ses anges gardiens

En février, après la mort de Quentin Deranque, elles étaient décrites dans les médias comme d’innocentes «féministes» agressées par «l’ultra-gauche». Leurs copains étaient présentés comme de jeunes étudiants catholiques et philosophes, qui auraient été victimes de hordes d’antifas. Tout est évidemment faux quand il s’agit de «Némésis» et de ses gros bras. À l’origine d’une action contre un meeting Insoumis à Lyon, leur service d’ordre avait tendu une embuscade armée à des militants de gauche. Et avait perdu la bagarre. Une extraordinaire inversion de la réalité avait eu lieu pendant des semaines, conduisant à un hommage national à Quentin Deranque, à une minute de silence à l’Assemblée et à une campagne anti-LFI délirante.

Une fois n’est pas coutume, l’hebdomadaire Marianne a enquêté sur Némésis. Ce qu’on y apprend n’est pas surprenant : c’est ce que nous documentons avec d’autres médias indépendants, et ce que décrivent les antifascistes depuis des années. Il s’agit d’une secte au nazisme décomplexé, ultra-violente, manipulant les faits et les images pour se victimiser.

Némésis, c’est un groupe très hiérarchisé, dirigé par Alice Cordier, ancienne du groupe antisémite et royaliste L’Action française. Il dispose d’une «vingtaine d’antennes locales» sur le territoire, de Marseille à Nantes en passant par Reims, et bénéficie d’une médiatisation gigantesque par rapport à son poids réel : ses membres paradent sur CNews, Europe 1, BFM, le JDD ou Valeurs actuelles, et diffusent leur poison en toute impunité.

Marianne a recueilli des témoignages venus de l’intérieur. On y apprend que l’homophobie, le racisme et la violence sont quotidiennes, et appliquées par des hommes qui «sortent le week-end pour casser du pédé», où ils trouvent aussi «de plus en plus de migrants» à tabasser au sol, faisant ainsi «d’une pierre deux coups». Une…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B