Des principes universels face à l’inaction climatique

Dans l’horreur de la destruction de Gaza, une lumière a peut-être surgi avec la décision de la Cour internationale de justice. En s’appuyant sur les principes universels du droit, l’Afrique du Sud a saisi la plus haute instance judiciaire de l’ONU, établie par l’article 92 de la Charte des Nations unies. Alors que Paris vient de célébrer les 75 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette même année, une grande puissance du Sud qui connut l’apartheid, l’Afrique du Sud, a repris le flambeau de la défense des droits humains, malgré l’opposition des États occidentaux.


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Les États européens, en abandonnant les principes qui ont permis de construire un espace de paix, après avoir été responsables de deux conflits mondiaux, se déshonorent. Heureusement, les juges de tous les continents ont voté à la quasi-unanimité. Même le juge israélien a reconnu que « l’État d’Israël [doit] prend[re] toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre un génocide à l’égard des membres du groupe palestinien dans la bande de Gaza ».

Le retour à des principes universels sur une planète confrontée à de plus en plus de risques globaux est une bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui défendent l’intérêt général. Ce qui concerne Israël concerne aussi la Russie. Le deux poids deux mesures, l’inaction doivent disparaître des relations internationales. Mais, surtout, ces principes doivent s’appliquer à d’autres domaines, comme le dérèglement climatique. Pour le moment, des citoyens et des associations ont permis la condamnation d’États pour inaction climatique, notamment la France par deux fois….

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Auteur: Jérôme Gleizes

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