Alors que les prix des fruits et légumes se sont envolés (+54 % et +62 % depuis 2015), la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl entend lutter contre la hausse des prix alimentaires. Son but : mettre à disposition des produits sains à prix coûtant, soit sans marge. En effet, la succession des fortes chaleurs cet été, couplée d’un manque de pluie, ne risque pas d’arranger la pression sur les prix. Selon les chiffres de WWF France, les catastrophes climatiques de cet été ont entrainé une baisse de 8 % de la valeur globale de la production agricole et ont touché environ 77% du territoire. Fin juillet, selon la filière des fruits et légumes, la récolte de tomates était donnée en recul de 25 %, alors que l’épisode de sécheresse n’était pas terminé. Les pertes en salades étaient estimées entre 30 % et 50 % dans certains bassins, en carottes d’au moins 20 % et en brocolis de 40 % à 70 %.
Les répercussions de ces pertes se font déjà ressentir sur les prix dans les grandes surfaces. Pourtant, de nombreuses familles sont encore concernées en France par une grande précarité alimentaire. Le nouveau rapport de l’association de l’Action contre la faim publié cette semaine montre que ce sont 7 millions de Français qui n’ont pas les moyens de se nourrir à leur faim. Aussi, la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl entend « apporter une réponse aux français ».
Un texte qui…
Auteur: Chiara Carbonnet
