A l’initiative des eurodéputés écologistes, des analyses visant à mesurer les taux de PFAS, dont le TFA, dans le sang ont été menées sur 110 volontaires de neuf pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Danemark, Finlande, Croatie, Luxembourg).
TFA dans le sang : Quels résultats révèle cette étude de biomonitoring ?
Selon les médias ayant eu accès à l’étude, les quatre PFAS considérés comme les plus toxiques par l’EFSA (PFOA, PFOS, PFHxS, PFNA) sont retrouvés dans le sang de la quasi-totalité des participants. Comme indiqué par Le Monde, les résultats sont particulièrement préoccupants concernant le TFA, ce dernier représente à lui seul plus de 80 % de la charge chimique totale mesurée dans le sang des participants. Avec une concentration médiane de 21,2 nanogrammes par millilitre (ng/ml), les taux de TFA sont 4 à 5 fois supérieurs au cumul des quatre PFAS pris en compte par l’EFSA pour déterminer son seuil sanitaire.
Pourquoi ces taux élevés de TFA n’ont-ils rien de surprenant ?
Ces résultats, bien que spectaculaires, ne sont pas surprenants. Nous savons depuis plusieurs années maintenant que le TFA est omniprésent dans l’environnement, dans notre eau potable et notre alimentation à des taux bien supérieurs à ceux retrouvés pour les autres PFAS. Il n’est donc pas étonnant qu’il en soit de même pour nos corps, et ce même si le TFA est beaucoup moins bio-accumulable que les PFAS à chaînes plus longues (c’est -à -dire que notre corps arrive à l’éliminer relativement rapidement). De nombreuses études montrent que ses concentrations augmentent de façon préoccupante dans tous les milieux, notamment les eaux souterraines,
D’où vient cette contamination généralisée au TFA ?
Ces taux élevés et cette accumulation du TFA dans les milieux et le sang s’expliquent par l’extrème persistance de ce PFAS et ses multiples sources d’émission: le TFA est un…
Auteur: nadine
