Depuis avril 2023, une guerre fratricide oppose les forces armées soudanaises aux paramilitaires des FSR. Selon la presse, l’armée soudanaise a confirmé mardi son retrait d’El Fasher.
Jacqueline Wilma Parlevliet, responsable du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Soudan, a déclaré qu’il y avait eu un exode massif d’El Fasher vers Tawila, à environ 60 kilomètres à l’ouest de la ville, qui accueille déjà environ 650.000 déplacés.
Des nouveaux arrivants ont fait état de massacres généralisés à motivations ethnique et politique, notamment de personnes handicapées exécutées faute de pouvoir fuir, et d’autres abattues alors qu’elles tentaient de s’enfuir, a indiqué Mme Parlevliet.
Les agences humanitaires présentes à Tawila, dont le HCR, interviennent du mieux qu’elles peuvent, fournissant des services de protection, des conseils et une aide financière aux communautés touchées.
Besoin de couloirs humanitaires
Cependant, la responsable du HCR a averti que la destruction des infrastructures au Darfour – marchés, hôpitaux, écoles et habitations – a laissé les civils sans ressources.
Par ailleurs, des informations font état de « massacres » dans la ville de Barah, située dans la région centrale du Kordofan, où les FSR ont récemment pris le contrôle et perpétré des actes de violence similaires, selon le HCR.
« Nous avons besoin de paix, d’un cessez-le-feu et de couloirs humanitaires », a dit Mme Parlevliet, soulignant que de nombreux civils restés à El Fasher ne peuvent toujours pas fuir, nombre d’entre eux étant « trop faibles » et la situation actuelle étant « trop dangereuse » pour qu’ils puissent se déplacer.
Protéger les civils
L’OIM, l’agence des Nations Unies pour les migrations, a exhorté toutes les parties au conflit soudanais à protéger les civils à El Fasher et à permettre un accès humanitaire « immédiat, sûr et sans entrave ».
« En seulement deux jours, plus de…
Auteur: Nations Unies FR

