Et un enseignant de l’école : « J’entends beaucoup de désespoir dans la voix de nos élèves et c’est l’émotion la plus effrayante à laquelle un enfant de douze ans puisse être confronté. Mais heureusement, ils ont transformé leur désespoir et leur colère en action ».
Félicitations aux enfants et aux enseignants qui n’ont pas été intimidés par le message : et surtout, n’importez pas de conflits étrangers chez nous. Vous pourriez envisager de poursuivre la lutte pour la paix avec d’autres classes en 2025, comme Greta Thunberg l’a fait pour le climat, et penser à des journées d’action pour les enfants de la guerre en Palestine et ailleurs.
Votre lettre m’a rappelé les paroles de Denis Edney, l’avocat canadien d’Omar Kadr, 15 ans, le plus jeune prisonnier de Guantanamo, qui a parcouru le monde à la recherche de soutiens pour la libération de son jeune client. Il m’a dit qu’il était particulièrement écouté par les jeunes. « Parmi la jeune génération, a-t-il dit, qui est encore sensible à l’injustice et qui peut encore rêver et croire en un monde différent. Ce que l’ancienne génération ne peut apparemment plus faire ».
Le roi Filip a répondu à la lettre des enfants dans son message de Noël. Un beau geste, mais avec le même contenu que les autres hommes politiques : nous faisons ce que nous pouvons. C’est-à-dire rien. Ce sera d’un grand réconfort pour les enfants. Ils se posent des questions telles que : comment est-il possible qu’un génocide ait lieu en Palestine occupée depuis plus d’un an, en notre nom, avec notre soutien total, tous les jours, sans que les cercles dirigeants de nos sociétés, depuis les maisons royales, les gouvernements et les parlements jusqu’aux syndicats et aux institutions culturelles, ne bronchent ou ne s’émeuvent ?
Une question qui nous concerne tous
Ce n’est pas seulement une question pour le roi. C’est une question qui m’est posée,…
Auteur: Luk VERVAET

