La baisse relative des températures procurera, peut-être, un répit aux habitants de logements bouilloires thermiques et aux travailleurs confinés dans des services et des ateliers surchauffés. Les incendies faibliront, peut-être, et les pompiers pourront souffler un peu avant la prochaine crise.
Mais quel bilan est tiré de ces semaines de cauchemar ? Le gouvernement n’a pas été avare de belles paroles sur l’héroïsme des uns et des autres et la magie de l’unité nationale. Mais aux pompiers, dont le manque de moyens est criant et qui étaient en grève le 13 août, le ministre de l’Intérieur Nunez n’a rien de concret à proposer.
Lecornu et une brochette de ministres se sont déplacés lundi à Mérignac, près de Bordeaux, promettant des mesures d’urgence pour la reconstruction et la relance de l’activité dans les territoires les plus touchés par les incendies. Mais on sait d’expérience que les aides et les subventions profiteront avant tout aux grandes entreprises dans tous les secteurs, de l’agriculture au tourisme.
Quant à ce qui serait indispensable pour lutter contre ces incendies nombreux et dévastateurs, ce n’est pas le problème du gouvernement. Il prétend ne pas pouvoir « chiffrer précisément » ce qui pourrait être dégagé pour les pompiers, notamment pour les postes nécessaires. Après les Canadair, promis par Macron mais jamais budgétés, le gouvernement n’a pas d’argent non plus pour des équipements élémentaires et indispensables, comme les cagoules filtrantes efficaces, à 50 euros l’unité.
Ils veulent nous faire payer la facture
Comme l’ont souligné les représentants des pompiers, qu’il s’agisse des incendies, de la santé, de l’éducation ou de tout autre besoin de la population, la réponse des dirigeants oscille toujours entre « les caisses sont vides » et « ce n’est pas un problème de moyens ».
En même temps, le gouvernement prévient : tout cela va coûter cher et il…
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